Enrico Caccivio aus Varese eingewandert

La famille Caccivio est originaire d’Italie, plus précisément de Saltrio près de Varese. C’est à la fin du 19e siècle (env. vers 1895) qu’Enrico Caccivio, arrière-grand-père du propriétaire actuel, est venu s’installer en Suisse comme tailleur de pierre. Il travailla dans la carrière de Péry-Reuchenette (Ciment Vigier, fondé en 1890) et vécut à St-Imier. Il épousa Marie Donzé de Tramelan et ensemble, ils eurent 3 enfants, une fille et deux garçons, dont Henri (1907 – 1988). C’est en 1951, à Täuffelen, que celui-ci fonda, avec son fils André, l’Atelier Caccivio.

Ci-dessous, un extrait du rapport fait par André Caccivio et lu lors de l’excursion de l’Atelier pour son jubilé, en avril 2011, dans les carrières bien connues d’Andeer aux Grisons:

«En 1950, je vivais avec mes parents à Givisiez près de Fribourg. Mon père Henri Caccivio était contremaître dans une grande entreprise de pierres tombales. Il existe certainement encore aujourd’hui des statues en marbre de Carrara qu’il avait sculptées. A 16 ans, j’ai décidé d’apprendre également ce beau métier, mais malheureusement il était impossible de trouver une place d’apprentissage dans la région. Il nous est alors venu l’idée de créer notre propre entreprise, le père avec le fils comme apprenti! Ma mère, Margrit Caccivio- Schwab, était originaire de Siselen et a très certainement aussi eu une influence sur le choix du lieu, un retour dans le Seeland et plus précisément à Täuffelen.

Grâce à l’aide financière d’un ami de St-Imier, où mon père a vécu son enfance, l’atelier a été ouvert le 1er mars 1951, dans un garage que l’on louait, en bas du village de Täuffelen, à côté de l’ancien restaurant Rössli. Pas d’eau courante, pas de chauffage, pas de marteaux électriques, pas de compresseurs, pas de téléphone, pas de voiture…!

Henri Caccivio ca. 1948

Henri Caccivio, 1948

Henri Caccivio était certes un excellent sculpteur, mais ne se sentait pas du tout à l’aise dans le domaine commercial, travail de bureau, achats, ventes. En plus, il ne parlait «que» le français et l’italien. Comme Täuffelen se situe dans la partie alémanique du canton de Berne, c’est moi, jeune homme de 15 ans, qui faisais les visites chez les clients. J’ai réussi à vendre cinq pierres durant la première année! Au début, la vente fut très difficile, car la concurrence était très forte. C’est à vélo que moi et mon père rendions visite à d’éventuels futurs clients dans le Seeland et nous rentrions parfois heureux, parfois déprimés. En ce temps-là, le petit coup de pouce financier est venu de la fabrication de nains de jardin en plâtre merveilleusement peints.

En ce qui concerne la pose des pierres et le transport du matériel qui arrivait à la gare de Täuffelen, nous pouvions collaborer, les premières années, avec Paul Droz qui disposait d’un char et d’un cheval. Puis vint le temps où l’on pouvait compter sur l’Opel Bedford d’Otti Weber et sa femme, avec également le soutien de mon oncle Gottfried Schwab. L’entreprise de décolletage Laubscher nous a soutenus avec le chariot élévateur. Grâce à notre activité au sein de la société de musique de Täuffelen, nous avons rapidement eu un cercle de connaissances et d’amis précieux. Lorsque j’eus 18 ans, la période pénible des visites à vélo se termina. En effet, je passai mon permis de conduire et l’acquisition de notre première VW coccinelle de vint réalité!

Atelier Caccivio in den 70er Jahren

Notre atelier devint peu à peu plus connu dans tout le Seeland, nous avions plus de travail et, par conséquent, également plus de plaisir. Le souhait de construire notre propre atelier devint toujours plus grand. Ce vœu se réalisa en 1953, à la Baumgartenstrasse 18, qui est encore aujourd’hui l’adresse de l’Atelier Caccivio. C’est en 1970 que je repris la direction de l’entreprise. Mon épouse, Marianne Caccivio – Baumann, m’a beaucoup soutenu pendant toutes ces années, en prenant en charge le secrétariat, ainsi que la comptabilité.

En 1985 arriva la 3ème génération avec notre fils Michel. Une grande importance a été apportée au développement continu dans différents domaines. Des compresseurs performants, des outils électriques professionnels, du matériel électronique ont été nécessaires, afin de pouvoir se maintenir durablement d1973 mit Mitarbeiter Pietro Barbieri und Jean Pierre Gottrauxans un environnement économique toujours plus exigeant et qui change constamment. C’est en 1996 qu’a eu lieu la remise de l’atelier à notre fils Michel, qui a aussi pu compter sur une équipe de travail expérimentée. Les collaborateurs de longue date sont restés fidèles à l’atelier, les nouveaux ont su s’intégrer sans problème au sein de l’équipe et nous, les parents, sommes actuellement encore présents chaque jour à l’Atelier».

Team 1973